J’ai mis mon lit dans le placard

Je ne sais pas si c’est parce-que,  j’ai aimé dormir dans la cave dans mon jeune âge ; ces moments de terreur, ont pris des couleurs vives et beaucoup de lumière par d’autre vies, d’autres lieues que j’avais du mal à imaginer.

Je ne savais pas, qu’il existait d’autre façon de vivre!

Je ne savais pas, qu’il existait des papas aimants  !

Papa, la violence,  maman  jeux, pleures et bleues  

Nos concerts à la cuillère de bois, la chasse aux feu follets,  entendre de voir si l’église tombera-tombera pas, les nuits hors du lit, le copain de maman, tout cela étaient réel, mais pas vraiment dans les normes ; non ? n’est ce pas!!!!

Mais, bien sur un enfant, à des limites ; mes limites ne furent pas, pour le ménage, la vaisselle monter sur un cagots, les sorties nocturnes, les coups de poings, la ceinture, les humiliations, etc…., mais, la viande, les repas, mon assiette, les morceaux de viande, cela était insurmontable ; j’en faisais des boulettes au fond de ma bouche, je ne les aurai jamais avalé, malgré le courroux et la ceinture de Lucky-Luke – oui, je ne sais pas, quand nous avons commencé, à prendre cette métaphore,  pour apaiser la douleur, papa était très rapide avec sa ceinture – (il disait, que s’il continuait avec ses mains, il nous aurait tué, pourquoi ne l’a t il pas fait ?) – à bout de patience, il m’entraînait à la cave – je descendais seule si sa colère n’était pas au summum, sinon j’étais poussé sur le tas de sable,  utilisé pour conservé les carottes.

C’était, des moments terribles, certes, mais c’est là que j’ai découvert la littérature ; Marcel Proust, Georges Sand, oui juste c’est deux amis. Mon petit ami Pierre, je crois qu’il s’appelait Pierre, piochait des livres dans la bibliothèque son grand père.

Imaginez, une cave creuse sous terre et me retrouver sur Les Champs Elysées, à Cabourg, dès de 7 -8 ans sans bibliothèque verte ou autre, je me suis plongée dans des Chefs-d’Oeuvre, je n’avais pas tout compris, mais j’aimais Marcel, plus tard j’ai découvert Proust.

Et je n’ai pas été déçu, je ne m’était pas trompé, même avec tout ces coups dans la tête et les harcèlements psychologiques de ma chère belle-maman, femme de mon père.

Merci, à La Recherche du Temps Perdu et à son auteur !!!!!!Proust

Publicités

Ses mains

Ses mains

Ses mains

Il fût des mains,

Très grandes

Très longues

Je posais ma joue en leurs creux

Ma tête, posé sur son coeur, en était enserré

Rien, n’aurait pu m’arriver

Pour apaiser mes angoisses, aujourd’hui 27 ans après !!! Lui

C’est, ces moments qui me soutiennent !!!

ses mains

ses mains